La cérémonie à Champagne du centenaire de la Grande Guerre.

Cette année la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918 a revêtu à Champagne un éclat particulier. Une centaine de personnes s’était données rendez-vous à 11 heures à la mairie, à l’heure même où il y a cent ans le clairon annonçait la fin du carnage.

Alors que le cortège se dirige vers le cimetière, les cloches de l’église sonnent à la volée. Ainsi accompagné, et sous un soleil radieux, le cortège se retrouve autour du monument aux morts de la Grande Guerre.

Avant les honneurs rendus aux combattants, le maire, dans ses propos liminaires, expose (ce que chacun peut voir) les efforts de rénovation du monument aux morts de Champagne. Repeint et décoré, il porte aujourd’hui sur une nouvelle plaque de marbre tous les noms de ses enfants morts pour la patrie. C’est à la suite de recherches minutieuses que trois noms oubliés ont pu être rajoutés à la liste des vingt-deux noms déjà gravés.

L’hommage aux combattants de la Grande Guerre a été rendu avec, pour l’occasion, la présence exceptionnelle d’un piquet d’honneur fourni par la base aérienne de Saint-Agnant. Après lecture de la liste enfin complète des morts pour la France, la sonnerie aux morts, la Marseille chantée a capella sont un moment particulièrement émouvant. Deux surprises ont ensuite marqué cette cérémonie : Monsieur le Maire a chanté seul les paroles du dernier couplet de l’hymne national qu’il avait noté sur un papier.

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs !
Combats avec tes défenseurs !
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Puis Paul Etourneaud, doyen des participants, a tenu à évoquer les commémorations d’entre-deux-guerres en interprétant, sans hésitation et d’une voix forte, le 1er couplet et le refrain du « Chant du Souvenir » qu’il chantait à cette occasion, devant ce même monument, avec ses camarades d’école.

Au temps des moissons, à l’heure où la plaine
Nous chantait la vie en ses gerbes d’or
Ils s’en sont allés moissonner la haine
Au champ douloureux où fauchait la mort.

A tous ceux partis en guerre
Sans nous revenir
Venons offrir, avec nos mères,
La tendre fleur du souvenir…

Paul

Ensuite, l’assemblée se recueillit devant la tombe oubliée d’un autre soldat, Jules Samson, tombé dès le début de la guerre. Cette sépulture que la mairie a redressé et nettoyé.

Scépulture Jules Samson

Puis profitant de l’occasion de cette cérémonie du souvenir, Chantal Fournel procéda avec Roland Clochard à l’inauguration du nouvel espace cinéraire.

Cette commémoration se termina par le traditionnel pot de l’amitié dans la salle du conseil de la mairie qui peinait à contenir une aussi forte participation.

Texte et Photos de Jean-Paul Renoux

 

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. Jean-Marie dit :

    Magnifique cérémonie et joli reportage. Merci.

    1. mairechampagne dit :

      Merci Jean-Marie. Ils ont bien mérité cet hommage.

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