De retour après 3 semaines à bord de l’Hermione

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A peine arrivée à Champagne, Marianela nous raconte sa vie à bord.

Trois semaines à bord de la Frégate de la Liberté, des souvenirs plein la tête, Marianela, est arrivée en début d’après-midi chez ses parents à Champagne.

Elle qui n’avait jamais navigué (ohé ohé), n’a connu ni le mal de mer, ni le vertige des hauteurs. Embarquée le 15 avril à La Rochelle, Marianela a rejoint sa soeur Pricila pour la première navigation de l’Hermione à destination des Îles Canaries. A peine sur le pont que c’est le départ du bassin des chalutiers. Une foule enthousiaste qui acclame l’équipage, des bateaux tout autour, quel début !

Puis, c’est le Grand Jour. Le 18 avril, après une parade sur la Charente, la visite du Président de la République, le spectacle pyrotechnique, l’Hermione quitte la rade de l’Île d’Aix, direction les Canaries.

Quart babord, de 8H à 12h et de 20H à minuit.

_DSC4682La vie à bord est rythmée par les quarts de service et les temps de repos. Il faut assimiler les « points de tournage » (plus de 140, qui reçoivent les cordages qui permettent de hisser les voiles), participer aux  manoeuvres, grimper dans la mâture… Une vraie vie de marin, version XVIII ème !

Les deux soeurs ne sont pas sur le même quart, mais profitent des temps de repos communs, des repas pour se retrouver, échanger et passer de bons moments avec le reste de l’équipage.

La frégate a beau être un navire de belle taille (65 m hors tout, 47 m de tirant d’air), l’exiguïté du bord est manifeste. Même si le confort n’a sûrement rien à voir avec les conditions de 1780, lors de la traversée du marquis de La Fayette, les douches sont limitées (une tous les deux jours et 5 minutes maxi) et le couchage reste « rustique », dans une bannette ou un hamac. La hauteur sous plafond ne permet pas de se tenir debout et les coups de tête sur les poutres sont fréquents.

Heureusement l »équipage peut compter sur les talents du chef cuisinier pour concocter de bons petits plats, assisté par les matelots de service.

La météo a été clémente sur cette première partie du voyage. Il a même fallu mettre les moteurs en marche pour pallier le vent de face et s’assurer d’être au rendez-vous à Las Palmas le 1er mai.

L’arrivée dans le port de la capitale Canarienne fut célébré à coups de canons comme il se doit. Il paraît même que certains Français ont fait le déplacement exprès pour accueillir l’Hermione.

La fin du voyage pour Marianela qui, à contre-coeur a dû quitter le bateau, après une soirée libre en compagnie de Pricila, qui elle, continue jusqu’à Philadelphie_DSC4672

Les souvenirs sont nombreux et il faudra certainement encore quelques jours pour que notre jeune navigatrice réalise tout ce qu’elle a vécu durant ces trois semaines.

Elle m’a confié avoir eu du mal a retrouver son Français, alors qu’elle venait tout juste de rentrer d’Italie (où elle fait ses études), quelle mélangeait quotidiennement avec l’Espagnol (les deux soeurs ont donné des cours à leurs camarades du bord) et l’anglais.

A peine rentrée, qu’elle repart pour reprendre ses études. Internet et le blog de l’Hermione lui permettra de garder le contact avec le navire et l’équipage. Gageons qu’elle sera là le 29 août prochain pour accueillir l’Hermione lors de son retour à Rochefort…

En bonus, un extrait du carnet de bord de Marianela et Pricila.

Merci à elles deux de nous faire partager quelques moments de cette belle aventure !

Carnet-de-bord
Cliquer pour agrandir.

 

 En bonus, quelques photos du départ le 18 avril dernier…

 

 

4 commentaires Ajoutez le votre

  1. BOISSON Jean-Jacques dit :

    Bravo les filles, belle aventure. Maintenant, peut être le mal de terre ?

  2. maurtimer dit :

    un grand merci pour ce partage

  3. Dorothy Michaud dit :

    Merci de nous faire partager cette belle histoire et surtout, bravo à Marianela.

  4. Geneviève dit :

    Quelle belle aventure!

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